Belle Utopie d’imaginer un peuple sans frontière où le baril de pétrole serait accessible au prix du blé, où les Africains auraient la cote, et tout le monde ferait un beau grand rond en se tenant la main.
Eh bien, grands rêveurs, nous somme qualifiés d’utopistes, et ces intellos ne veulent rien entendre. Bien que la politique en soi mène le monde, et ce, depuis des lustres, le cycle animal quant à lui, survit, sans personne au pouvoir. Pouvons-nous apprendre de ces animaux? Leur synchronicité bat de plus grands records que n’importe quels petits hommes sur pied d’escale. Passez la vie dans nos livres, bourrage de crâne je vous dis. Les plus beaux moments sont toujours ceux classés d’inqualifiables, et ne sont certes pas ceux passés à se ”crâner”.
-Ah, gentilhomme, que faites-vous donc à cet instant précis!
-Bien, voyons, je me complais dans la glace!
-Mon beau Seigneur, mais je vous le confirme, vos habits vous vont à ravir, et ce n’est que peu dire…
- (Soupir)
-Mais qu’avez-vous, enfin, réjouissez-vous! Vous êtes si brillant! N’est-ce pas que votre femme vous trouve séduisant!
-Ma femme, il y a bien longtemps qu’elle ne m’a pas vu. Je ne suis que l’ombre de ce qu’elle a déjà connu.
-Dites-vous?
-Je vous en conjure, cessez, ma douleur est telle, que je ne peux plus jouer.
-Allez, pleurez!
-Pleurer! Mais qu’elle bêtise racontez-vous jeune femme…
-Libérez cette âme sans fin, cette beauté odorante, cette chaleur exquise. Foncez, prenez là, s.v.p. je vous en supplie, caressez la chaleur de son cul, et n’en faites que pâté pour carnivore, aimez là, brûler ce lustre qui ne vous sert à rien. Homme, vous êtes fort, cessez d’être faible, vous n’en verrez point l’absolu.
Et il rentra, déchaussé d’une cravate merdique qui lui coupe le souffle depuis toujours, laissa le vent caresser ses sens, débrancha le téléphone, sortit les poubelles. Le chien aboya, il salua les voisins, et il crut s’apercevoir sourire. Ce n’était pas bien loin pensa-t-il.
Les gens heureux, que demandent-ils? Selon les dires, l’argent ne fait pas le bonheur, la satisfaction est trouvée dans la simplicité. Où l’ego de l’homme n’existe plus, chaque rythme bat sa saveur, semblerait qu’il s’y trouve un endroit nommé bonheur. Bonheur! Où es-tu?
-Ici.
-C’est où ici?
-Dans le tunnel, face à toi.
Et les gens heureux se prirent par la main.
FIN
Un commentaire
février 5, 2009 à 9:46
Superbe texte.
La simplicité est parfois la meilleur recette au bonheur. Je te conseille Odette Toutlemonde de Eric Emmanuel Schmitt si tu ne l’as pas encore lu (ou vu).
L’Utopie dont tu parles peut peut-être se réaliser avec le temps, qui sait ?! Il suffit peut-être d’un rien… se changer soi-même est déjà un bon début me semble t-il.