juillet 1, 2008

La vie au bout du monde

 


L’idée qu’on se fait d’un moment parfait est erronée de par son ironie. C’est au bout du chemin qui revête ses plus grands atouts qu’on saura se trouver dans la bonne direction. Métaphoriquement vôtre, il n’est pas donné l’esprit de grandeur dans sa petitesse. Simplicité moindre du moins, sourire aux chauds rayons de soleil, décrire ce moment, le bonheur, à moindres coûts. Ces grands écarts de conduite, qui mènent au même destin, cette grande trace, déjà tracée, qui le sait. Décors parallèles, trapèze de fer, illogique transcendance, naquit celui qui voit. La simplicité de toute éventualité rend certes mon discours moins cohérent, mais différent, authentique. La simplicité de l’exquis où l’esprit s’accorde en vain son repos, délicieux et sucré. Sucré boules de gomme, dimensionnelles et colorées. Le chemin emprunté des guerriers, des frivoles, solitaires et mélancoliques, va là-bas, sans rien trouver. Fantasmes refoulés cherchant à séduire l’autre, à l’autre du doute, cette ombre n’est qu’ombre parce qu’on ne la voit pas. Imprimée aux pensées, humides de désir, l’autre n’est soi que si on lui accorde l’importance de sa cupidité. Âme sans voix, brisée du silence, ce mur, éternelle entre l’image et soi. Je suis déjà au loin, personne ne regarde, donc je ne suis plus. Éphémérides, transportez-moi.

 

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juin 29, 2008

La vie sortie du carton

Récemment j’ai assisté à une réunion dont je tairai le sujet, où l’on insistait sur le fameux think outside the box. Bon, alors, je pense toujours dehors de la boîte c’est la raison pour laquelle d’ailleurs je me ramasse seule un samedi soir, sans trop d’intérêt mis à part errer sur le web à la recherche d’informations précieuses à mon évolution personnelle. Évolution, évolution, qui es-tu? Suis-je seule à prendre conscience que notre population mondiale prend un tournant différent dans sa progression, et qu’il n’est pas ce à quoi on s’attend? 

Il faut penser outside de box. Boîte de chaussures, micro-ondes, Ipod, pourquoi pas. Nous devons nous ramener à l’évidence qu’avant toute chose, bien avant d’être consommateur, l’humain est un animal qui comme tout autre primate de l’échelle de l’évolution continue sa course, et n’en est certainement pas à son dernier look cri du jour fesses bombées tête bien droite. 

Il faut cesser de croire que l’homme tel qu’on le connaît restera intact dans son identité et sa façon d’être. En vous informant moindrement sur la science, et mettant en pratique quelques notions de magie, vous prendrez rapidement conscience des capacités dont nous sommes dotés, d’ampleur encore ignorée. 


I’m a dreamer, and i’m not the only one. 

Peace, love , music always dears. 

juin 24, 2008

Gens heureux

Belle Utopie d’imaginer un peuple sans frontière où le baril de pétrole serait accessible au prix du blé, où les Africains auraient la cote, et tout le monde ferait un beau grand rond en se tenant la main. 

Eh bien, grands rêveurs, nous somme qualifiés d’utopistes, et ces intellos ne veulent rien entendre. Bien que la politique en soi mène le monde, et ce, depuis des lustres, le cycle animal quant à lui, survit, sans personne au pouvoir. Pouvons-nous apprendre de ces animaux? Leur synchronicité bat de plus grands records que n’importe quels petits hommes sur pied d’escale. Passez la vie dans nos livres, bourrage de crâne je vous dis. Les plus beaux moments sont toujours ceux classés d’inqualifiables, et ne sont certes pas ceux passés à se ”crâner”. 

-Ah, gentilhomme, que faites-vous donc à cet instant précis! 

-Bien, voyons, je me complais dans la glace! 

-Mon beau Seigneur, mais je vous le confirme, vos habits vous vont à ravir, et ce n’est que peu dire…

- (Soupir) 

-Mais qu’avez-vous, enfin, réjouissez-vous! Vous êtes si brillant! N’est-ce pas que votre femme vous trouve séduisant! 

-Ma femme, il y a bien longtemps qu’elle ne m’a pas vu. Je ne suis que l’ombre de ce qu’elle a déjà connu. 

-Dites-vous?

-Je vous en conjure, cessez, ma douleur est telle, que je ne peux plus jouer. 

-Allez, pleurez!

-Pleurer! Mais qu’elle bêtise racontez-vous jeune femme…

-Libérez cette âme sans fin, cette beauté odorante, cette chaleur exquise. Foncez, prenez là, s.v.p. je vous en supplie, caressez la chaleur de son cul, et n’en faites que pâté pour carnivore, aimez là, brûler ce lustre qui ne vous sert à rien. Homme, vous êtes fort, cessez d’être faible, vous n’en verrez point l’absolu. 

Et il rentra, déchaussé d’une cravate merdique qui lui coupe le souffle depuis toujours, laissa le vent caresser ses sens, débrancha le téléphone, sortit les poubelles. Le chien aboya, il salua les voisins, et il crut s’apercevoir sourire. Ce n’était pas bien loin pensa-t-il. 

Les gens heureux, que demandent-ils? Selon les dires, l’argent ne fait pas le bonheur, la satisfaction est trouvée dans la simplicité. Où l’ego de l’homme n’existe plus, chaque rythme bat sa saveur, semblerait qu’il s’y trouve un endroit nommé bonheur. Bonheur! Où es-tu? 

-Ici.

-C’est où ici?

-Dans le tunnel, face à toi.

Et les gens heureux se prirent par la main.



FIN